Traquer les fautes, revoir la typographie, alléger le style, tout vérifier : tel est notre métier. Un vrai métier qui s'acquiert par la formation et la pratique.
Nous pensons tous écrire de façon parfaitement claire puisque nous maîtrisons bien notre sujet. Et c'est justement parce que nous le connaissons si bien que nous pouvons omettre des informations qui nous semblent évidentes, mais qui ne le sont pas forcément pour le lecteur lambda.
Un texte bien composé comporte une multitude de détails auxquels le profane ne prête pas attention tant il est absorbé par sa lecture : espaces, majuscules employées ou non à bon escient, uniformisation de la composition des noms, des chiffres et diverses marques typographiques. A priori, une de ces petites fautes semble sans importance, mais l'addition et la multiplication de ces diverses "coquillettes" nuit à l'uniformité de l'ensemble et trahit d'emblée le travail d'amateur. Tant en ce qui concerne la composition que la mise en page, le professionnel a un œil exercé lui permettant de débusquer automatiquement ces imperfections qui entachent une publication.
Nous pouvons tous nous tromper. L'erreur est humaine. Publier un document réclame beaucoup de modestie et de méticulosité. Un auteur travaille sur un nombre extrêmement conséquent d'informations. Son attention peut être détournée par une difficulté, il n'est pas non plus à l'abri d'un lapsus ni d'une erreur qu'il ne détectera pas toujours. En effet, nous croyons lire entièrement les textes mais, en réalité, nous pratiquons une lecture globale qui ne permet pas toujours de voir les lettres inversées ou les lettres manquantes par exemple. Le correcteur est formé à cet exercice.
Optimiser le texte avant la maquette est essentiel. Pour cela, il doit être travaillé et corrigé avant sa mise en pages afin d'éviter les épreuves truffées de corrections qui ne peuvent mener à la perfection. D'où la nécessité de faire intervenir le relecteur-correcteur avant la mise en pages, ce qui évite bien des tracas et ne revient pas plus cher car, s'il faut insérer des corrections multiples dans une maquette, un supplément peut être exigé par le maqquettiste. Par ailleurs, le travail se fait dans le stress, en dernière minute et sous pression, donc pas dans les meilleures conditions et avec des risques d'erreurs.
En dépit de la qualité de ses écrits, un auteur est toujours anxieux, d'où l'intérêt de recourir à un professionnel pour avoir son avis. C'est la raison pour laquelle les hommes politiques, les journalistes ou les écrivains se font relire.